Du 2008/01/12 au 2008/01/20

-- De la frontière du Cambodge à Angkor

 

 

Le tracé de la route
De la frontière à Siem Reap
du 12/01 au 14/01/2008

Le passage de la frontière le 12/01 est décrit dans les pages "Information" des pays concernés, Thaïlande puis Cambodge.
L’entrée au Cambodge fut ahurissante tant la différence est grande entre les deux pays dans une même configuration géographique. La route NH5 de Poipet à Sisophon est une piste en terre très dégradée les trente premiers kilomètres ensuite elle devint meilleure. Elle est asphaltée de Sisophon à Battambang. Le paysage est jonché de détritus et de sacs plastics. Les villages sont de simples maisons en bois souvent sur pilotis.
A Battambang je trouvais un bivouac le long de l’esplanade de la rivière à côté de l’Information Centre. Puis j’allais flâner dans la ville. Je changeais de l’argent au Western Union, ouvert tous les jours. Ensuite j’allais à Internet, trop lent. Enfin je pris une collation sur le trottoir.

 

 


 
 
Maison sur pilotis 
le 14/01/2008 

En ce dimanche 13 janvier je visitais la ville à bicyclette à la découverte des anciennes maisons françaises. La plus remarquable est la résidence du gouverneur dans un parc arboré interdit aux visiteurs. Sur l’esplanade quelles maisons ont conservé leur aspect originel. En fin d’après-midi un camion MAN vint près du mien. Il s’agissait de Casper Jansen, un hollandais voyageant seul. Nous échangeâmes des informations notamment les lieux de bivouac.

 

 


 
 
La résidence du Gouverneur 
le 13/01/2008 

 

 


 

Maisons de l'esplanade 
le 13/01/2008 

Après les salutations d’usage et les dernières informations échangées avec Casper je partis vers 08:15 pour arriver à Sisophon à 10:00 pour 71 Km de route asphaltée. Ensuite la route devint une piste en terre jusqu’à l’entrée de Siem Reap où j’arrivais vers 16:00 après 113 km, pour une durée de 7:30 soit 24,5 km/h pause déjeuner comprise à la station service de Phnum Liep. La piste était en travaux pour un goudronnage éventuel dans quelques … temps. Le dernier kilomètre avant l’entrée de la ville est bordé d’hôtels de standing dénotant qu’elle est assurément très touristique. La circulation était fluide. Le bivouac était sur un terrain à bâtir entre deux maisons en prenant la rue Ph Sivatha à gauche puis la première rue à gauche. Je prenais mes marques dans la ville en allant à bicyclette à l’Information Centre qui me remit une brochure puis en flânant pour trouver un supermarché et un Internet Café près de mon lieu de bivouac.

 

 


 
 
Pont sur la route NH6 
le 14/01/2008 

La première journée passée à Angkor fut un émerveillement tant le site est grandiose, les monuments gigantesques, l’architecture démesurée et les sculptures raffinées. La construction de ces monuments cultuels dans une cité disparue suite aux différents saccages des envahisseurs de l’ouest et de l’est puis abandonnée par ses souverains suite au déclin économique s’est étalée de l’an 800 à 1431 sous dix principaux rois. Je parcourais le petit circuit à bicyclette de 6:30 du matin à 17:00, soit environ une trentaine de kilomètres depuis mon bivouac en ville. Il est impossible d’éviter la cohorte des groupes touristiques sauf à l’heure du déjeuner, car ils retournent à leurs hôtels. Cette première prise de contact laissa une impression d’incomplétude, heureusement je restais plusieurs jours. Dans ce compte rendu il n’est pas question de faire un livre d’art. Ils en existent de très savants notamment par l’Ecole Française de l’Extrême-Orient, EFEO.

 

 


 

Vendeuses de fruits 
le 16/01/2008 

 

 


 
 
Quand la nature s'impose 
le 16/01/2008 

Le lendemain je partis de nuit pour Angkor Wat. Quand j’arrivais les bons emplacements pour prendre des photos étaient occupés par une foule de touristes, c’était le métro parisien un jour de grève. Hélas ce jour là, le soleil se leva derrière les nuages, frustration de la horde touristique. Cette journée fut consacrée à refaire le petit circuit en sens inverse pour compléter la visite du premier jour. L’évolution architecturale m’apparut plus clairement ainsi que le changement de culte, temples consacrés à Shiva puis modifiés pour le bouddhisme.

 

 


 

Lever du soleil 
Angkor Wat 
le 17/01/2008 

 

 


 
 
Bas relief, Danseurs 
Angkor Wat 
le 17/01/2008 

Ce jour là je parcourus le grand circuit de 27 Km en revisitant au lever du soleil le Bayon et ses énormes têtes d’Avalokiteshvara. Puis j’allais voir sur l’avenue de la Victoire le Bouddha sous Naga, appelé Jayabuddharmahânâtha. Le grand circuit permet d’admirer notamment le Preah Khan construit au 12ème siècle. Il marque l’évolution de l’architecture Khmer par le passage de la verticalité des temples montagne avec la haute tour centrale, représentant le mythique Mont Meru centre de l’univers à l’horizontalité des temples à corridors. Notons que les architectes khmers n’avaient pas découvert l’arc de plein cintre, leurs corridors sont très étroits. A la même époque de l’autre côté de la terre les Mayas ne l’avaient pas non plus découvert.

 

 


 

Bouddha sous Naga 
Vihear Prampil Lvèng  
le 18/01/2008 

 

 


 
 
Bas relief, Danseurs 
Preah Khan 
le 18/01/2008 

Le 19/01 avant de refaire le grand circuit je retournais encore une fois à Angkor Wat au lever du soleil pour faire "La Photo", que nenni je ne publierai jamais dans GEO. Depuis ma première visite les groupes touristiques les plus importants furent les chinois devant les japonais puis les locaux et enfin les occidentaux. Certaines personnes de ces groupes étaient spécialisées dans les pitreries devant les monuments. En revenant devant la Terrasse des Eléphants je m’arrêtais pour faire une photo de l’une des tours, Prasat Suor Prat.

 

 


 

Chinoise devant Lakshmi 
Prasat Kravan  
le 19/01/2008 

 

 


 
 
Prasat Suor Prat 
Angkor Thom 
le 19/01/2008 

Comme je l’ai dit lors de ma première visite, le site est grandiose, sa construction s’étale du 9ème siècle au 14ème siècle, démesuré, j’ai parcouru plus de 150 kilomètres à bicyclette en quatre jours, raffiné, les sculptures attestent de la maîtrise de cet art, vision cosmologique de l’univers sublimée par les architectes, abandonné après la chute de l’empire d’Angkor mais redécouvert en 1860 par Henri Mouhot.
Rappelons que là comme ailleurs de part le monde les monuments sont cultuels seuls dignes d’être construits en matériaux durables. Les maisons d’habitations en bois ont disparus. Les archéologues estiment la population à plusieurs centaines de milliers de personnes occupées à l’administration civile et militaire, à l’entretien et à l’animation des temples, clercs, musiciens, danseurs, enfin agriculteurs et esclaves fournissant la force musculaire pour la construction des temples.
Le déclin puis la chute de l’empire angkorien est là aussi commune aux autres empires, guerres incessantes, construction d’édifices mégalomaniaques spoliant le peuple. L’économie de l’empire devint exsangue. Les pays voisins devinrent puissants, Siam et Viet Nam. Le royaume Khmer se replia après le sac d'Angkor sur Phnom Penh qui est toujours la capitale. Il occupe son territoire ancestral de plus il faut remarquer que sa population est à 99% khmer fait unique dans la région.

Le dimanche 21 je préparais le circuit dans le nord du Cambodge pour visiter les principaux sites, Prasat Preash Vihear, Koh Ker et Preah Khan.

La semaine suivante je visitais les sites Angkoriens dans le nord.


Siem Reap, le 2008/01/20