| Du 2009/07/11 au 2009/07/17 |
-- de Yogyakarta à Surabaya |
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Le tracé de la route |
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Prambanan |
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Prambanan est le plus vaste ensemble de monuments de culture indienne de Java. Les temples furent construits du 8ème au 10ème siècle lorsque le centre de Java était sous le contrôle de la dynastie Bouddhiste Syailendra et de la dynastie Hindouiste Mataram qui s’unirent au 9ème siècle par des mariages. Ainsi l’architecture et les sculptures incorporent des éléments des deux religions. Je rappelle que le Bouddhisme est à l’Hindouisme ce que le Protestantisme est au Catholicisme, une réforme, un schisme. Le site est en cours de rénovation suite aux fréquents tremblements de terre. Le groupe de Shiva Mahadeva comprend : le temple de Shiva possède des reliefs de scènes du Ramayana. De chaque côté se trouvent au sud le temple de Brahma et au nord le temple de Vishnu avec des scènes du Mahabharata. En face du temple de Shiva se trouve le temple de Nandi, véhicule de Shiva. |
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Sur l’axe nord se trouvent les temples de Lumbung et de Bubrah encore à l’état de ruines. |
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Au septentrion le temple de Sewu est d’architecture Bouddhique coiffé d’un stupa dans la forme de ceux de Sanci en Inde. |
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A bicyclette j’escaladais la colline du Kraton Ratu Boko qui offre une vue exceptionnelle sur la plaine de Prambanan. Cet énorme palais fut érigé au 9ème siècle à l’époque de l’union des deux dynasties Syailendra et Mataram, il est une synthèse de l’art Bouddhique et Hindou. Une inscription en sanscrit date de 856 AD. Sur le site on peut voir de larges murailles, des plateformes et des bains. L’histoire du site n’est pas connue. |
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Je fis la connaissance d’un groupe de jeunes filles exubérantes ! |
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Dans l’après-midi je flânais à Plaosan
Temples qui combinent les deux religions Bouddhiste et Hindou. |
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Côté jardin |
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A Borobudur dans un bâtiment dénommé International Visitors/VIP on est accueilli par une hôtesse qui offre le café dans une tasse en faïence en vous dirigeant vers la guichet où vous êtes ponctionné de $12. A Prambanan dans le dit bâtiment il n’y a pas d’hôtesse et le café est servi dans un gobelet en plastic, la ponction est de $11. Au Kraton Ratu Boko le prix à payer est de $10 à un kiosk sur le parking. J’en déduis que le prix du site est de $10, celui du bâtiment pour VIP est de $1 et celui de l’hôtesse avec des tasses en faïence est de $1. Le coût de la visite des trois sites revient à $33 pour une personne, mais pour une famille de quatre personnes cela devient prohibitif. La conséquence était visible sur les sites, Peu d’étrangers à Prambanan, j’étais le seul étranger au Kraton Ratu Boko. |
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Sangiran |
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Sangiran est à environ 18 kilomètres de Solo (Surakarta). Le musée et le site archéologique sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité. Les fossiles furent trouvés le long du Sungai Gengawan. Java Man est un Homo erectus datant de 1,7 millions d’années. L’Homo erectus existait à Java à la même époque que l’Homo sapiens en Afrique. Le débat sur la théorie de l’apparition de l’être humain en Afrique puis sa migration vers les autres continents et la théorie de l’apparition simultanée sur plusieurs continents fut relancée. |
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Clochemerle |
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Donc je bivouaquais à côté d’un terrain de volley-ball bordé par deux maisons. Dans l’après-midi la famille de l’une des maisons me rendit visite ; la fille, environ 15 ans, parlait anglais et était espiègle. Nous passâmes un moment agréable assortis de rires francs. A la nuit tombée le mari et sa femme de l’autre maison vinrent me demander de partir. Je refusais catégoriquement, ils n’avaient aucune raison valable. Environ une demi-heure plus tard ils revinrent avec un autre homme parlant un peu mieux l’anglais qui me dit que la femme me demandait de partir. Je lui dis que je le savais mais je que ne partirais pas. L’homme visiblement était gêné de faire cette démarche. Quelques temps plus tard la femme et son mari, sans consistance, revinrent accompagnés de deux policiers. Je m’adressais à ces fonctionnaires qui d’ailleurs ne me demandaient rien et je les priais de prendre note du numéro de mon passeport ce qu’ils firent sans enthousiasme. Ils me dirent que je pouvais rester et qu’ils s’occupaient de cette femme. Peu après cet épisode Grand-Guignolesque la jeune fille frappa à ma porte et me donna son numéro de téléphone au cas ou la femme viendrait de nouveau m’importuner. Un comble j’étais secouru par une jeune fille ! La nuit fut paisible. |
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Solo (Surakarta) |
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Solo il n’y a pas beaucoup de curiosités : un Kraton, résidence de la famille régnante, un Puri, habité par une famille royale et un musée fermé le lundi. Le Kraton Surabaya, construit en 1745, comprend plusieurs corps de bâtiments. La partie visitable se compose d’un Pendopo, grande salle de réception, dans un parc arboré entouré de bâtiments bas occupés par un musée exposant les collections princières. |
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Le Puri Mangkunegaran, construit en 1757, est moins imposant, un Pendopo aussi entouré de bâtiments bas occupés par des bureaux administratifs. |
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Candi Sukuh |
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Je quittais Solo en début d’après-midi me dirigeant vers Candi Sukuh à une quarantaine de kilomètres à environ 900 mètres d’altitude sur le flanc du Gunung Lawu, 3265 mètres. Le temple principal date du 15ème siècle en pleine période d’expansion de l’Islam. Les intentions des constructeurs sont inconnues de plus son architecture est intrigante, elle rappelle les temples Inca et les bas-reliefs ceux des sculptures Maya. Après Solo ce fut un réel moment de quiétude et de rêverie, j’étais seul en cette fin de journée de lumière rasante sur le site. Je bivouaquais sur le petit parking adjacent. |
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Candi Cetho |
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Le 14/07 me dirigeant vers Candi Cetho je fus stoppé par deux policiers en motocyclette qui me firent comprendre que je ne pouvais pas monter avec le camion à Candi Cetho, la route était beaucoup trop étroite. Je tentais de leur expliquer que je venais de Candi Sukuh sans difficulté. Que nenni je devais faire demi-tour. Je décidais de parquer le camion et de continuer avec un motodriver. Certes la route est étroite mais comme pour Candi Sukuh. Toutefois le parking devant le Temple est très exigu et la manœuvre avec le camion aurait été très délicate. |
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Candi Cetho est à plus de 1200 mètres d’altitude sur la pente du Gunung Lawu. Une dizaine de terrasses conduisent au Temple principal. Il n’y a pas de bas reliefs, quelques statues sont éparses. Le symbole Shivaïte de la fertilité est visible en deux endroits notamment devant une tortue. Comme à Sukuh la tortue est présente en tant que plateforme sacrificielle. L’allée processionnelle menant au temple est somptueuse et la vue panoramique sur les plantations de thé justifie le détour. |
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En route je vis de nombreuses cueilleuses de thé avec les ballots de la récolte. |
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Négligence chronophage |
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Dans la descente vers Tawang Mangu le réservoir principal de diesel presque vide déjaugea et le moteur s’arrêta. Je mis en marche la pompe pour transvaser du diesel du deuxième réservoir vers le réservoir principal et je patientais une grande demi-heure. Le moteur ne démarra pas. Roland m’avait antérieurement averti de ne jamais vider le réservoir de diesel, car il fallait utiliser la petite pompe du moteur pour amorcer les injecteurs. Je devais lever la cabine avec la nécessité de démonter l’accordéon la reliant à la cellule ainsi que les tuyaux des échangeurs thermiques. Après deux heures de travail le moteur démarra. Une expérience de plus à mettre au crédit de la négligence ! Je repris la route qui grimpa à plus de 1900 mètres d’altitude le long de la face sud du Gunung Lawu dans un paysage exceptionnel. Je m’arrêtais sur un petit parking dans la ville de Plaosan. |
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Vers Surabaya |
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Le 15/07 fut une journée de route vers Surabaya. Je mis six heures pour faire les 200 kilomètres d’une route à deux voies en mauvais état et parfois à quatre voies, toujours avec un fort trafic de camion porte containers. En roulant je détaillais les inscriptions des camions comme celui-ci transportant du LPG. |
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Dès l’entrée dans Surabaya en début d’après-midi je cherchais à localiser le Surabaya Tourist Office derrière le Zoo selon le Lp. De proche en proche de postes de contrôle de la police je réussis à le trouver. Je m’y présentais avec deux demandes, où établir mon bivouac dans cette ville de trois millions d’habitants et où se trouvent les bureaux de ADSP la compagnie de ferry-boats pour aller d’île en île. Je souhaitais faire un plan de route pour être avant le 24 août à Kupang dans le West-Timor, date d’expiration de mon visa, et un budget pour prendre du cash à la dernière banque HSBC de l’Indonésie. Je fus accueilli très chaleureusement par Irna qui me présenta au Secrétaire de l’Office qui m’accorda très aimablement le stationnement dans l’enceinte de l’Office. Après avoir parqué le camion, il eut la traditionnelle visite du Château, réminiscence d’un sketch de Jacques Duffilo, et la non moins habituelle séance de photos. A l’Office il y avait un journaliste de la presse locale qui m’interviewa. Ensuite je présentais mon site Internet pendant qu’une employée cherchait l’adresse de la compagnie ASDP. Il était 16:00 quand tout fut bouclé. J'appris que Surabaya et Marseille étaient jumelées. |
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Surakarta |
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Le lendemain matin Irna m’apporta le journal Metropolis. J’étais à la « une ». |
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En allant au port chez ASDP puis en visitant la ville je fus plusieurs fois reconnu, arrêté, hélé et photographié. J’étais devenu sinon une célébrité du moins une curiosité à bicyclette dans cette ville très polluée. Les employés rencontrés chez Indonesia Ferry, ASDP me fournirent avec beaucoup de gentillesse les informations demandées ; de plus ils m’autorisèrent à utiliser un ordinateur pour consulter ma messagerie et répondre à mes correspondants en attente depuis plus d’une semaine. La liaison Internet avait une vitesse acceptable sauf pour Orange qui reste très lent en international. |
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Puis je visitais la ville qui n’a pas beaucoup de curiosités pour retenir les touristes. Les employés des monuments visités somnolaient au pied des climatiseurs. Monumen Tugu Pahlawan fut inauguré en 2000 pour commémorer la bataille de l’indépendance de l’Indonésie du 10 novembre 1945. |
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Masjid Ampel au cœur du quartier arabe, cela se sent et se voit, est la mosquée la plus vénérée de Surabaya. La salle de prière possède un remarquable mimbar. |
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Chinatown n’a rien d’excitant excepté le Temple Kong Co Kong Tik Cun Ong d’obédience Bouddhiste, vieillot et poussiéreux. |
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Quelques bâtiments de l’ère coloniale subsistent comme bâtiments publics. |
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En fin de journée je rendis visite au Centre Culturel Français dans une jolie maison de 1914 de style "Art Déco". |
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Après le petit-déjeuner offert par Irna en compagnie de deux de ses collègues je rencontrais Mme Wiwiek Widayati, Directrice du Surabaya Culture and Tourism Office, qui demanda à visiter le "Château". Puis je publiais la mise à jour de mon site au hot spot puant la cigarette au sous-sol du Tunjungan Plaza que j'avais trouvé après bien des errements dans les Shopping Centres.. Puis je visitais House of Sampoerna, maison de l’époque coloniale hollandaise construite en 1862 et achetée en 1932 par Liem Seeng Tee fondateur de la manufacture de cigarettes Sampoerna. Charlie Chaplin la visita en 1932. A voir les ouvrières rouler les cigarettes, 325 pièces à l’heure, du haut de la galerie des visiteurs je pensais que les "Temps Modernes" n’avaient pas disparu. |
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Sur la route du retour vers mon bivouac je pris une photo du Russian Submarine, Pasopati. |
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Au French Cultural Centre je consultais la presse française pour m’informer sur l’attentat de Jakarta perpétué le 05/07/2009. |
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| Surabaya, le 2009/07/17 |
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