Circoli di Li Muri
Le lundi 04 septembre ne
fut pas une journée faste. D’abord je me levais de bonne heure pour faire le
plein d’eau subrepticement aux robinets de la marina hors la vue d’un
quidam. Puis je me dirigeais vers le Capo Testa. Quelle déception tout
est bétonné quasiment impossible d’approcher la côte avec mon véhicule.
Les côtes de la Sardaigne sont des résidences secondaires où de location
confer les voitures premium d’origine germanique. Comme en France la
crise profite à l’upper-class ! Les deux seules photos sont celles du
phare et d’un rocher. Je poursuivis ma route jusqu’à Porto Pollo, ce fut
une autre histoire un "bandit manchot" demandait le paiement du parking
pour la journée. Je fis demi-tour vers Palau, le port d’embarquement
pour les Îles Maddalena. Mais vu la foule de touristes, voitures, motos
etc. je renonçais à partager cette promiscuité sur l’île. La circulation
dans Palau est très problématique, digne des encombrements de Paris au
moyen-âge. D’après mon plan de route je devais bivouaquer à Porto
d’Orso. Mais au bout de la rue je me heurtais à un mur arboré cachant la
vue de la mer. En désespoir de cause je modifiais mon plan de route pour
aller dans l’intérieur des terres visiter les Tomba dei giganti hors la
horde des touristes adeptes du sun-bathing. La région d’Arzachena est
riche en sites archéologiques notamment les deux tombes de géants ainsi
que le village nuragique La Prisgiona. L’ensemble date de l’âge de
bronze (1800-1600 BC). Sur la route de di Li Muri je trouvais un
bivouac dans un champ non-clôturé.
Tomba dei giganti, click la photo pour ouvrir la galerie
Sassari
Le mardi 05 septembre
était dédiée à la montée du Monte Limbara et à la visite de l’église
romane Nostra Signora. Mais le malin en décida autrement. Dans les
lacets du Monte Limbara la LED du moteur s’alluma de nouveau. Je
m’arrêtais à 1180 m d’altitude. La température du moteur était certes
élevée, mais n’atteignait pas la zone dangereuse. Je décidais d’attendre
pour la laisser descendre. Au bout d’une heure je redémarrais, la LED
toujours allumée. Je retournais chez Mercedes-Benz à Sassari. Je fus
reçu et ma voiture prise en charge immédiatement. Diagnostic : on ne
sait pas, le réceptionniste me demanda si je souhaitais qu’il éteigne la
LED. Je fus affirmatif. Je lui dis que demain je remettrais le camion dans
les lacets du Monte Limbara ; comme un cheval qui refuse l’obstacle,
il faut le remettre sur l'obstacle. Il me
donna son accord. Je retournais bivouaquer à mon parking devenu coutumier,
et pour les voisins aussi.
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| en route |
Monte Limbara
Le lendemain matin je
partis de bonne heure. Le malin ne se manifesta pas dans les lacets et
j’atteignis sans aucune difficulté le bout de la route à 1336 m
d’altitude dans les nuages. Je décidais d’attendre leur disparition avec
le soleil au zénith. Puis finalement je restais bivouaquer sur place.
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| End od the road |
Porto Torres, Trans en Provence, Villa Thébaïde
Le jeudi 7 septembre je
devais visiter Tempio Pausania puis Aggius que je n’atteignais car le
voyant moteur du tableau de bord s’alluma de nouveau. De retour chez
Mercedes-Benz à Sassari le réceptionniste me renvoya à un rendez-vous la
semaine prochaine. Devant cette erreur récurrente non-résolue par M-B je
décidais de rentrer en France. A Porto Torres j’échangeais le billet de
retour pour un départ le soir même. Je m’installais sur un parking près
du port pour attendre l’embarquement à 20h00. Je débarquais le lendemain
matin à Toulon vers 7h30 pour arriver à la Villa Thébaïde vers 9h00 fort
déçu d’avoir écourté mon séjour en Sardaigne.