| Du 2009/04/25 au 2009/05/24 |
-- Circuit aux Philippines |
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Remarques liminaires |
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Ces remarques furent faites lors de la publication du voyage au Myanmar, elles concernent aussi le voyage aux Philippines. |
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Manille |
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Le 24/04 je quittais Yangon pour Kuala Lumpur où j’arrivais vers 17:00. Au Tourism Information je m’informais des possibilités d’hébergement pour une nuit ayant été obligé de passer le contrôle d’immigration pour récupérer mon bagage. Je réservais une chambre au Allson Hotel à une demi-heure de taxi de l’aéroport. Le 25/04 le vol de 10:20 de Manille fut retardé pour des raisons techniques puis il fut annoncé qu’il y avait un changement d’avion et de terminal. Le vol décolla à 14:40 pour arriver à Manila vers 18:10. J’avais choisi un hôtel dans le quartier Ermita dans le centre de la ville. Je découvris qu’aux Philippines il faut régler la location avant de "monter". Je n’avais pas assez de pesos je dus aller à un DAB. Enfin vers 20:00 je pris possession d’une chambre. Ma première impression, en venant de Birmanie, fut de découvrir un pays très occidentalisé et au climat sensiblement plus clément. En ce dimanche 26/04 je commençais la visite de la ville par Manila Intramuros. La forteresse fut construite en 1571 par Miguel Lopez de Legazpi sur les ruines d’un établissement musulman, ennemi ancestral des espagnoles, à l’embouchure de la Pasig River. Elle fut envahi plusieurs fois par des pirates chinois, par les hollandais, les anglais, les américains, les Japonais et finalement détruite lors de WWII. La bataille de Manille lors de la reconquête fit plus de mort que la bombe d’Hiroshima. En effet la ville fut entièrement détruite par les bombardements américains. D’après des voyageurs à la fin du 19ème siècle elle était aussi resplendissante que Paris. Il ne reste que les murs et les bastions entourant un périmètre de 64 hectares. |
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L’église San Agustin de 1587 fut miraculeusement épargnée, son cloître abrite un intéressant musée de peintures religieuses et d’objet du culte telle cette vierge en ivoire au visage chinois ainsi qu’une tableau du débarquement de Lopez Legazpi en 1571. |
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La Casa Manila est une maison d’époque entièrement restaurée avec des meubles dont certains sont de facture de l’école de Chicago. |
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Le Bahay Tsinoy expose en dioramas l’important rôle joué par la communauté chinoise dans le développement de la ville. Ils s’appellent eux-mêmes Chinoys ou Tsinoys. De nombreux Mestizos, métissage avec des chinois, occupent des postes gouvernementaux. Cory Aquino est une métisse par sa mère chinoise. |
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Je parcourais les quartiers de la ville à la recherche de vestiges. Seules les façades des église ont été reconstruites avec les matériaux épars les autres parties sont modernes. |
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Le Metropolitan Theater, Art Déco 1930, est en l’état d’une ruine squatté par des mendiants. Le National Museum of the Philippines est fermée pour rénovation depuis plusieurs années. Le Rizal Park, en mémoire du Dr. José Rizal exécuté par les espagnoles en décembre 1896. Le renouveau architectural vit émerger des bâtiments en béton tel le Cultural Center of the Philippines par Leandro Locsin. |
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Corregidor Island |
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L’île de Corregidor est située dans la baie de Manille à environ 48 kilomètres. Elle fut le théâtre de combats en 1941 lors de l’invasion japonaise et en 1945 lors de la reconquête. Je la visitais avec un tour organisé. Le Général Douglas MacArthur prononça une phrase devenu célèbre lors de sa fuite en Australie : "I shall return". Ce fut une journée très instructive me rappelant que la Guerre du Pacifique fut plus sanglante que la Guerre en Europe. |
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| Lors de mon retour du Nord de Luzon, voir infra, je restais deux jours à Manille pour visiter deux musées remarquables. Le National Museum of the Filipinos people fut conçu par l’architecte américain Burham de l’école de Chicago et réalisé par Pearson, de l’école des Beaux Arts de Paris, avec un bureau d’études de Manille. La pièce maîtresse est l’épave du San Diego, Galion espagnole, coulé en 1600 lors d’une bataille avec un vaisseau hollandais. Un étage est consacré à l’art préhispanique avec notamment des objets funéraires. | |
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L’Ayala Museum est situé dans le quartier des affaires au carrefour des avenues Ayala et Makati, anciennes pistes d’atterrissage d’un aéroport local. C’est un havre de verdure avec une petite église au centre d’un parc arboré. Sur plusieurs étages une exposition à thèmes, Crossroads of Civilizations, expose des objets provenant de tombes et de fouilles d’origine chinoise, indienne, thaïlandaise, vietnamienne, khmer démontrant que les Philippines étaient au carrefour d’importantes routes commerciales maritimes bien avant l’arrivée des espagnoles. D’autre part soixante dioramas commémorent soixante évènements majeurs de la préhistoire à l’indépendance des Philippines. |
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La Cordillera de Luzon |
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La première visite dans le nord de Luzon fut le 29/04 pour la ville de Vigan où débarquèrent les troupes d’invasion japonaise en 1941 mais la ville fut épargnée. Elle est la seule témoignant de l’architecture de l’époque hispanique. Le bus Farinas partit à 9:30 pour arriver à Vigan à 407 kilomètres de Manille vers 19:00 arrêt compris. Je visitais la ville le lendemain bien que je fasse une rapide excursion de nuit. |
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| L’architecture des maisons de Vigan est une synthèse du style mexicain et chinois avec des décorations philippines. Les fenêtres sont garnies non de vitres mais de coquilles de capiz-shell. Le rez-de-chaussée est en maçonnerie alors que le premier étage est en bois de tek. | |
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Baguio, Il me fallut cinq heures de bus pour aller de Vigan à Baguio où j’arrivais en fin de matinée. Dans l’après-midi je visitais le quartier du marché. La ville est polluée et bruyante par les jeepneys. Malgré la conception rationnelle avec des jardins par Burnham en 1903 la ville s’est étendue anarchiquement sur le flanc des montagnes alentours. Située à 1400 mètres d’altitude elle fut la villégiature des troupes américaine jusqu’à l’invasion japonais. |
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Le Mountain Province Museum expose des dioramas des tribus de la Cordillera et un étage est consacré à la coopération japonaise depuis 1903 ! |
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Tam Awan Village a été crée à environ 4 kilomètres dans la montagne comme un musée en pleine air d’habitations de tribus montagnardes. Le projet est louable mais l’infrastructure de visite n’est pas à la hauteur. Le musée de St Louis University est très intéressant par les objets de la vie courante des tribus montagnardes. |
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| Sagada, à 1400 mètres d’altitude, est à 145 kilomètres soit six heures en bus où j’arrivais le 03/05 en fin de matinée pour m’installer dans une Guesthouse. Je m’enregistrais au DOT puis je partis à la découverte des sites. | |
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| 1- Sugong Hanging Coffins, les cercueils accrochés à la falaise de la montagne sont visibles de la route. | |
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| 2- Lumiang Burial Cave contient plusieurs centaines de cercueils dont les plus anciens seraient vieux de plus de cinq cents ans. Ils ne contiennent pas de momies, uniquement les ossements des défunts. | |
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| 3- Sumaging Cave creusée dans le grès elle communique avec un réseau de grottes environnantes. Je n’explorais que l’entrée. | |
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Le lendemain 04/05 j’entrepris une longue promenade en commençant par St Mary’s Episcopal Church puis le cimetière au sommet d’une colline dominant la plaine. |
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| Je cherchais un site de cercueils accrochés à une falaise dans l’Echo Valley que je ne trouvais pas. | |
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En conséquence je revins sur mes pas pour flâner sur le sentier menant à Kiltepan Peak, 1636 mètres d’altitude. Je déjeunais frugalement devant un paysage magnifique de moyennes montagnes couvertes d’épineux. Je repris la piste vers 13:00 pour tenter le trouver Bokong Fall. Hélas je rebroussais chemin n’ayant ni information ni carte de la région m’indiquant les pistes à suivre. Je rentrais à l’hôtel fort dépité. Vers 16:00 j’allais au cybercafé du coin. En résumé une longue journée de marche salutaire avec des paysages reposants hors de toute pollution. |
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Le 05/05 je quittais Sagada pour Bontoc en jeepney où je voulais voir le musée pour ses miniatures de maisons montagnardes et surtout pour une extraordinaire collection de photos en noir et blanc des années 50 mettant en situation les différentes peuplades comme les head-hunters. C’est l’un des musées les plus passionnants de la région. |
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Le lendemain 06/05 je pris un bus cahotant pour Banaué où j’arrivais sous une pluie battante à 1400 mètres d’altitude. D’ailleurs la ville était dans les nuages. Bien sûr je rendis visite au musée local qui est intéressant mais sans plus. Les objets exposés sont dans des vitrines dépourvues d’éclairage. Il faut vouloir le visiter, il est vrai que la culture se mérite. |
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L’après midi je partis en excursion pour Hapao en tricycle sous la pluie pour voir les cultures de riz en terrasses. La route étant coupée par un glissement de terrain je continuais à pied ; comme je le dirais plus loin ce fut un mauvais présage, mais je ne le savais point. Le chauffeur du tricycle avait omis de m’en informer. Les cultures de riz en terrasses ne sont pas les plus spectaculaires, celles de Batad, inscrites au patrimoine mondiale, sont totalement dans les nuages et requièrent plus de neuf heures de marche aller et retour. Le 07/05 la pluie persistant je décidais de ne pas aller à Batad malgré les conseils malavisés du chauffeur du tricycle. |
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Je passais la journée à lire dans la salle commune de l’hôtel attendant le bus de nuit me ramenant à Manille. Il partit vers 20:00 sous la pluie, bientôt des glissements de terrain apparurent requérant la vigilance du chauffeur. Vers 21 heures un glissement de terrain se produisit devant le bus qui s’arrêta sans pouvoir le franchir. Le chauffeur parqua le bus pour assurer la sécurité des passagers, il le déplaça plusieurs fois des glissements de terrain se produisant latéralement. La nuit fut longue au bord de la route. Au petit matin nous allâmes en reconnaissance, il fallut se rendre à l’évidence, le bus ne pouvait continuer sa route. Des villageois nous apportèrent des boissons chaudes et rafraîchissantes. Vers 10:00 le chauffeur après des contacts téléphoniques nous informa que les engins de génie civil mettraient plusieurs jours pour ouvrir la route. Il nous conseilla de partir avec nos bagages pour trouver des jeepneys au-delà des glissements de terrain. Ce fut effectivement le cas après environ deux kilomètres de marche dans la boue et le franchissement de quatre à cinq glissements de terrain. Finalement nous prîmes un bus à la jonction de la route de Banaué et de Siantiago peu après Solano. Nous arrivâmes à Manille le 08/05 vers 19:30 soit près de 24 heures pour 340 kilomètres, mais heureux d’être sain et sauf. |
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La visite de la Cordillera de Luzon était terminée. |
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Île de Barocay |
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Après l’épopée de la fin du voyage dans la Cordillera je restais deux jours à Manille avant de reprendre la route pour aller me reposer sur l’île de Barocay. Le 11/05 fut une journée de transit en bus pour Batangas, puis en ferry-boat pour Calapan, île de Mindoro, et finalement en mini van pour Roxas où j’arrivais vers 16:00. Cette ville est le port d’embarquement des camions pour l’île de Panay. Le lendemain fut encore une journée de transport en ferry-boat de Roxas à Caticlan, île de Panay, puis une navette de petits bateaux pour l’île de Barocay et enfin en tricycle jusqu’à l’hôtel où j’arrivais vers 16:30. Je me reposais au bord de la plage jusqu’au 15/05. Cette plage de sable blanc est agréable mais sans plus car très étroite. La partie sous les palmiers est occupée par les restaurants des hôtels. En fait ce n’est qu’une succession de restaurants, de boutiques pour touristes et de centre de plongée sous-marine. |
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Panay Island |
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Le 15/05 je retournais à Caticlan pour prendre un bus pour aller en six heures à Iloilo que je visitais dans l’après-midi. Les curiosités sont peu nombreuses, Belfry Tower devant la cathédrale, de vieilles maisons de bois et un petit musée qui expose la tête d’un squelette avec des occlusions en or sur les orifices. Les occlusions en or retrouvées dans les tombes font partie de l’exposition du Carrefours des Civilisations du musée d’Ayala à Manille. L’arrêt à Iloilo fut motivé par la visite d’anciennes églises hispaniques à l’ouest de Iloilo. |
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L’église de San Joaquin a une façade avec un bas-relief représentant une bataille entre chrétiens et musulmans, ennemi ancestral. |
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L’église de Miag-Ao est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité avec en façade un bas-relief de St Christophe se promenant dans une forêt tropicale avec l’enfant Jésus. |
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Guimbal possède une église romane en grès près d’une très jolie place. Au village de Tigbauan une église de style baroque avec de remarquables bas-reliefs fut la première école jésuite fondée en 1592. En ce samedi j’assistais à un mariage. Ces visites prirent une petite journée requérant l’attente du passage d’un jeepney pour aller au village suivant. |
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Île de Cebu |
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Le 17/05 je pris l’avion pour Cebu City. Au contrôle de sécurité il fallait déposer les bagages, l’appareil photo, vider les poches mais aussi quitter ses souliers ! Puis je fus palpé. Du 18 au 20/05 je visitais la ville qui ne requiert pas un aussi long séjour motivé pour avoir une place dans l’avion pour Puerto Princesa sur l’île de Palawan. |
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Île de Palawan |
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L’avion accusa un retard de plus d’une heure. Par Internet j’avais réservé une chambre au Casa Linda Inn de Puerto Princesa ainsi qu’un tour organisé pour visiter la rivière souterraine de St Paul. La ville ne présente pas un grand intérêt. Elle est très polluée par les tricycles pétaradant que se succèdent en longues cohortes dans les rues. |
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Le voyage aux Philippines prit fin en enchaînant deux vols, le premier de Puerto Princesa à Manille puis en changeant de terminal le second de Manille à Kuala Lumpur où j’arrivais le 24/05 après 20:00. Je retournais au petit hôtel de Rawang où le camion se trouvait chez MAN workshop. |
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Malaisie |
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Je restais à Rawang pour publier les pages de mon site Internet consacrées aux voyages au Myanmar et aux Philippines ainsi que pour transférer mes deux sites web vers un hébergeur offrant un espace de stockage sans limite. Puis je préparais la suite du périple au tour du monde. |
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| Bilan du voyage | |
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| Rawang, le 2009/05/28 |
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